By Maurice Legoy
Depuis 50 ans, et en dΓ©pit de nombreux rΓ©sultats de recherches qui prouvaient le contraire, mais qui n’Γ©taient pas divulguΓ©s au public, les fabriquants de margarine amΓ©ricains n ‘ont eu de cesse de passer les 3 messages suivants :
- les acides gras non saturΓ©s contenus dans les graisses “partiellement hydrogΓ©nΓ©es” sont meilleurs pour la santΓ© que les graisses animales saturΓ©es;
- la consommation moyenne des AmΓ©ricains en acides gras trans est seulement de 6 Γ 7 grammes par jour, ce qui n’est pas dangereux pour la santΓ©;
- les acides gras non saturés, sous entendu ceux des huiles hydrogénées, abaissent la teneur en cholestérol du sang, ce qui est bon pour les artères et la prévention des maladies cardio-vasculaires.
Ce n’est qu’en 1990 que les rΓ©vΓ©lations troublantes de deux chercheurs hollandais, Mensik et Katan, (1) firent les titres de la une. Ils dΓ©montraient que la consommation de margarine augmentait le risque de troubles coronaires. L’industrie agro-alimentaire – et la presse – rΓ©pondirent en faisant la promotion des pΓ’tes Γ tartiner en tube, qui contenaient des pourcentages de graisses trans infΓ©rieurs Γ la margarine traditionnelle Γ base d’huiles vΓ©gΓ©tales partiellement ou totalement hydrogΓ©nΓ©es et colorΓ©es artificiellement pour ressembler Γ du beurre.
Cependant, la majoritΓ© des graisses trans dans l’alimentation habituelle des AmΓ©ricains ne vient pas de la margarine, mais des shortenings utilisΓ©s dans la friture et les aliments Γ©laborΓ©s par l’industrie. La consommation de shortenings a Γ©tΓ© Γ peu prΓ¨s stable jusqu’en 1960. Ils Γ©taient surtout composΓ©s de suif, de saindoux et de beurre de coco, toutes des graisses naturelles. Ils furent alors Γ©laborΓ©s Γ base d’huile de soja partiellement hydrogΓ©nΓ©e. Leur consommation explosa et tripla entre 1960 et 1993, passant de 10 grammes Γ plus de 30 grammes par personne et par jour.
La consommation de trans interfΓ¨re avec l’utilisation des acides gras omega-3 (trouvΓ©s dans l’huile de poisson, les grains et les lΓ©gumes verts), se traduisant par une modification de la permΓ©abilitΓ© cellulaire et la perturbation de la production des prostaglandines. En 1993, George Mann confirma que la consommation de graisses trans augmente l’incidence des maladies cardiaques, puis en 1995, une Γ©quipe europΓ©enne dΓ©montra une corrΓ©lation positive entre le taux de cancers du sein et la consommation de graisses trans.
Pour le public, les rΓ©ductions de la quantitΓ© de graisses trans ingΓ©rΓ©es ont Γ©tΓ© plus que compensΓ©es par leur utilisation dans les fast-foods. Au dΓ©but des annΓ©es 1980, le Centre pour la Science dans l’IntΓ©rΓͺt Public fit une campagne contre l’utilisation du suif pour la production des frites. Auparavant, il avait fait campagne contre son utilisation pour frire les poulets et le poisson. AprΓ¨s quelques hΓ©sitations, la plupart des fast-foods se mirent Γ utiliser des huiles de soja partiellement hydrogΓ©nΓ©es pour toutes leurs fritures. Quelques aliments frits se sont rΓ©vΓ©lΓ©s contenir plus de 51% de graisses trans.
“L’Γ©pidΓ©miologiste Walter Willet a travaillΓ© pendant de nombreuses annΓ©es Γ Harvard sur des donnΓ©es erronnΓ©es, qui n’identifiaient pas les graisses trans en tant que composants spΓ©cifiques du rΓ©gime alimentaire. Il avait dΓ©couvert une relation positive entre la consommation de graisses en gΓ©nΓ©ral et, Γ la fois, le cancer et les accidents cardiaques. AprΓ¨s que son Γ©quipe eΓ»t pris conscience de l’intΓ©rΓͺt qu’il y avait de prendre en considΓ©ration les acides gras trans dans l’alimentation, ils Γ©tablirent une nouvelle base de donnΓ©es qui fut utilisΓ©e dans l’analyse d’une enquΓͺte de masse sur les infirmiΓ¨res. Lorsque les chercheurs du groupe de Willet sΓ©parΓ¨rent les acides gras trans du reste des graisses, ils furent en mesure de confirmer des incidences plus Γ©levΓ©es du cancer chez celles qui consommaient de la margarine et des shortenings, mais pas sur celles consommant beurre, oeufs, fromages et viande. La corrΓ©lation entre la consommation de graisses trans et le cancer ne fut pas publiΓ©e dans la grande presse, mais elle fut rapportΓ©e lors de la ConfΓ©rence de Baltimore sur les banques de donnΓ©es en 1992.”
En 1993, le groupe Willet trouva que les acides gras trans contribuaient Γ la genΓ¨se des maladies cardiaques. (2) Cette Γ©tude ne fut pas ignorΓ©e, mais elle reΓ§ut peu d’Γ©cho dans les mΓ©dias. L’industrie agro-alimentaire continua d’affirmer que la consommation en graisses trans des AmΓ©ricains se situait dans la fourchette de 6 Γ 8 grammes par personne et par jour, quantitΓ© insuffisante pour Γͺtre la cause de l’Γ©pidΓ©mie d’accidents cardiaques. En rΓ©alitΓ©, la consommation de margarine et de shortenings des AmΓ©ricains se situe aux alentours de 40 grammes par personne et par jour, ce qui, en prenant un % moyen de 30 % pour les acides gras trans, (alors que nombre de shortenings en contiennent plus de 40%), aboutit Γ la consommation journaliΓ¨re moyenne de douze grammes d’acides gras trans par personne.
Dans les faits, cette consommation peut Γͺtre dramatiquement plus Γ©levΓ©e chez certains individus. Un article du Washington Post de 1989 rapportait le rΓ©gime alimentaire d’une adolescente qui avalait 12 petites brioches et 24 gros biscuits (cookies) sur une pΓ©riode de trois jours. Son ingestion totale de trans se situait Γ au moins 30 grammes de graisses trans par jour et probablement beaucoup plus. Les chips que les ados consomment en abondance peuvent contenir jusqu’Γ 48% de graisses trans, ce qui veut dire la prΓ©sence de 45 grammes de graisses trans dans un petit paquet de snacks de 10 onces (284 grammes) qu’un ado affamΓ© peut avaler en quelques minutes. (3-4)
Les aliments riches en graisses trans se vendent bien parce que le public amΓ©ricain est affolΓ© par l’autre alternative : la consommation des graisses saturΓ©es du suif, du saindoux, du beurre, de l’huile de coco, graisses traditionnellement utilisΓ©es pour la friture et la cuisson au four. Pourtant la littΓ©rature attribue un nombre de fonctions vitales aux graisses saturΓ©es de l’alimentation : elles favorisent l’Γ©tablissement de l’immunitΓ©, sont nΓ©cessaires Γ la constitution d’un squelette en bonne santΓ©, procure de l’Γ©nergie aux cellules et assurent leur intΓ©gritΓ©, protΓ¨gent le foie et augmentent l’absorption des acides gras indispensables. L’acide stΓ©arique du suif a des propriΓ©tΓ©s hypocholestΓ©rolhΓ©miantes et est l’aliment prΓ©fΓ©rΓ© du coeur. Comme les graisses saturΓ©es sont stables, elles ne rancissent pas facilement et ne font pas appel aux rΓ©serves organiques d’anti-oxydants. Elles ne favorisent pas le cancer, et elles ne provoquent pas l’irritation des parois vasculaires.
Une situation qui est en train de changer…
Toutes les semaines Γ prΓ©sent sont publiΓ©s des articles sur les graisses trans et leur incidence possible sur le maladies non trasmissibles, le flΓ©au qui se dΓ©veloppe dans les pays industrialisΓ©s, que la prΓ©vention non satisfaisante par la distribution au long cours (Γ vie ?) de mΓ©dicaments ne parvient pas Γ enrayer et dont le coΓ»t fait exploser le budget de leurs assurances-maladie.
Trois articles rΓ©cemment parus (mars et avril 2002) ne font que rappeler l’importance du rapport entre les acides gras omΓ©ga-6/omΓ©ga-3, soulignant l’importance de l’ingestion d’huile de poisson dans la prΓ©vention du cancer du sein. Le premier paru dans l’International Journal of Cancer a trait Γ l’Γ©tude effectuΓ©e sur 250 femmes atteintes d’un cancer du sein sans mΓ©tastases et montre l’effet protecteur des acides gras omΓ©ga-3 sur l’Γ©volution de ces cancers. Les 2 autres, parus dans le British Journal of Nutrition, numΓ©ros de mars et avril 2002, (vol 87, nΒ° 3 & 4, pages 193-198 et 281-289) expliquent le mΓ©canisme de l’action des omΓ©ga-3 sur les gΓ¨nes suppresseurs du cancer BRCA1 (breast cancer gene 1) et BRCA2 (breast cancer gene 2) qui, en temps normal, aident Γ la rΓ©paration des dommages causΓ©s Γ l’acide desoxyribonuclΓ©ique (DNA) et empΓͺchent le dΓ©veloppement du processus tumoral. Les chercheurs ont montrΓ© que les graisses omΓ©ga-3 de l’huile de poisson (riches en acides gras DHA et EPA) provoquaient une augmentation du BRCA1 et du BRCA2, ce que ne rΓ©alisaient pas les acides gras omΓ©ga-6. Ils en concluent Γ la nΓ©cessitΓ© de consommer de l’huile de poisson dans la prΓ©vention du cancer du sein, pour rΓ©-Γ©quilibrer le rapport omΓ©ga-6/omΓ©ga-3 de notre alimentation contemporaine, complΓ¨tement dΓ©sΓ©quilibrΓ© par le dΓ©veloppement de la consommation des huiles vΓ©gΓ©tales riche en omΓ©ga-6 (huiles de maΓ―s, de soja, margarines, huiles de friture Γ base d’huiles hydrogΓ©nΓ©es de soja, coton, etc). (1-6)
D’autres huiles ont Γ©galement Γ©tΓ© utilisΓ©es pour rΓ©-Γ©quilibrer ce rapport en apportant l’acide omΓ©ga-3 linolΓ©nique au moyen de graines ou d’huile de lin, sur d’autres types de cancers. Ces Γ©tudes ont montΓ© une diminution de la prolifΓ©ration des cellules Γ©pithΓ©liales des mΓ©lanomes de 40 Γ 50 % (7), du volume des tumeurs de 50 % (8), du nombre de mΓ©tastases de 50 Γ 60 % (Yan). Il a mΓͺme Γ©tΓ© trouvΓ© un effet anti-oestrogΓ¨ne de la graine de lin Γ©gal Γ la moitiΓ© de celui du tamoxifΓ¨ne, sans les effets secondaires de ce mΓ©dicament anticancΓ©reux utilisΓ© dans le traitement de certains cancers du sein.
Mais il y a des moyens moins “exotiques” de rΓ©-Γ©quilibrer le rapport omΓ©ga-6/omΓ©ga-3 de notre alimentation. Ce sont les trois principaux aliments qui sont dΓ©conseillΓ©s par tous les adeptes de la thΓ©orie lipidique sur la gΓ©nΓ¨se des maladies cardio-vasculaires : les oeufs, les produits laitiers et les viandes rouges, supprimΓ©s de nos plaisirs gourmands pour raison de cholestΓ©rol et de graisses saturΓ©es.Les ruminants sont particuliΓ¨rement intΓ©ressants dans l’approvisionnement en acides gras indispensables. Dans le rumen, et seulement dans le rumen, il y a un microorganisme anaΓ©robie (Butyvibrio fibrisolvens), qui est capable de bio-hydrogΓ©ner l’acide linolΓ©nique pour en fabriquer les “CLA”. Les CLA (Conjugated Linoleic Acid) correspondent Γ un ensemble d’isomΓ¨res gΓ©omΓ©triques et d’isomΓ¨res de position de l’acide linolΓ©ique (C18 : 2, cis9-cis12, n-6). (11)
Les CLA exercent une multitude de rΓ΄les biologiques qui ont fait l’objet de nombreuses Γ©tudes chez l’animal, en particulier des effents anti-athΓ©rogΓ¨nes et des effets anticancΓ©rigΓ¨nes. Les expΓ©riences effectuΓ©es in vivo et in vitro chez des rats et des souris ont permis de dΓ©montrer que les CLA inhibent, partiellement, aussi bien l’induction que le dΓ©veloppement de tumeurs. Ils pourraient Γ©galement agir favorablement sur le risque de dissΓ©mination mΓ©tastasique. (12) Or ces CLA, ce n’est pas dans le lait Γ©crΓ¨mΓ© 0 %, le camembert allΓ©gΓ©, les margarines “phytostΓ©rolΓ©es” ou le yaourt aux fruits des Weight Watchers que vous irez les chercher ! N’en dΓ©plaise Γ Jean-Pierre Coffe…
Dans le brouillon du rapport de la FAO/WHO paru rΓ©cemment Γ GenΓ¨ve (en juin), les experts donnent pour la premiΓ¨re fois, dans un document sur la prΓ©vention des maladies non transmissibles (obΓ©sitΓ©, maladies cardio-vasculaires, diabΓ¨te gras non insulino-dΓ©pendant), une recommandation sur les acides gras trans dans l’alimentation : ils doivent reprΓ©senter moins de 1 % de l’apport Γ©nergΓ©tique, soit moins de 2 grammes par jour.
Une dΓ©pΓͺche du 15 juillet 2002 fait Γ©tat de ce que la FDA (Food and Drug Administration) demande Γ ce que le pourcentage de graisses trans figure dorΓ©navant sur les Γ©tiquettes des produits alimentaires. Cette proposition fait suite aux conclusions d’un rapport Γ©tabli par l’Istitute of Medecine concluant qu’il n’y a aucun niveau de non toxicitΓ© des graisses trans de l’alimentation, et par consΓ©quent que l’on doit en rΓ©duire la consommation autant qu’il est possible.
Selon Taylor, le rapport “met vraiment l’accent sur la relation entre l’ingestion de graisses trans et le risque de maladies cardiaques. Par consΓ©quent il est nΓ©cessaire d’en informer les consommateurs”.
Walter Willet (toujours lui), de l’UniversitΓ© de Harvard, qui a consacrΓ© sa vie Γ l’Γ©tude des graisses dans le rΓ©gime alimentaire, a qualifiΓ© le rapport de l’Institute of Medecine de “en plein dans le mille” et a fΓ©licitΓ© la FDA de la promptitude de sa rΓ©action. “Pourtant la chose la plus triste est que des gens qui voudraient faire de bons choix en matiΓ¨re de denrΓ©es alimentaires consomment, sans le vouloir, des aliments bourrΓ©s de graisses trans, parce que l’Γ©tiquette ne mentionne pas la teneur en graisses trans, alors que nombre de producteurs ont remplacΓ© les graisses saturΓ©es de leurs produits par des graisses trans afin de leur donner une apparence meilleure pour la santΓ©.”
“Du fait que les graisses trans sont liΓ©es au mauvais cholestΓ©rol du sang (LDL), donc en relation avec les maladies cardiaques, le seul niveau de graisses trans dans la ration est ZERO”, selon l’Institute of Medecine, une des sociΓ©tΓ©s de l’AcadΓ©mie Nationale AmΓ©ricaine des Sciences.
Mais il ne faut pas tomber dans l’excΓ¨s contraire
Il y a certes une relation entre la teneur en acides gras trans du tissu adipeux chez l’homme et l’origine alimentaire des acides gras trans, essentiellement les graisses hydrogΓ©nΓ©es et les graisses laitiΓ¨res. DΓ¨s 1968, S. Kudzal-Savoie et W. Kuzdzal, Γ la Station Centrale de Recherches laitiΓ¨res et de Technologie des Produits Animaux de Jouy-en Josas, avaient mis en Γ©vidence divers isomΓ¨res d’acides gras diΓ¨nes (Γ 2 doubles liaisons) en C18 dans les matiΓ¨res grasses du beurre, dont les acides “conjuguΓ©s” cis-trans et trans-cis linolΓ©iques et montrΓ© que leur teneur variait avec la saison et donc l’alimentation des vaches. Les teneurs les plus Γ©levΓ©es Γ©taient mises en Γ©vidence dans les beurres de pritemps et d’automne (jusqu’Γ 3 % de la matiΓ¨re grsse), les plus basses en hiver (0.2 Γ 1 %). Les auteurs du travail avaient assimilΓ© ces acides gras, ces CLA avant l’heure, Γ la vitamines F. (18)
Chez l’homme, l’acide cis-olΓ©ique (C18:1) reprΓ©sente prΓ¨s de 50% des acides gras du tissu adipeux de rΓ©serve. Viennent ensuit les acides gras saturΓ©s, surtout palmitique (C16:0) qui en reprΓ©sente environ 22 Γ 25%, . Il n’y a aucune corrΓ©lation entre ces acides gras et l’alimentation, car ils proviennent autant de la synthΓ¨se endogΓ¨ne, en particulier Γ partir des glucides. Par contre on peut considΓ©rer que les isomΓ¨res de l’acide olΓ©ique trans, qui reprΓ©sentent 80% des acides gras trans totaux de la graisse humaine, sont exclusivement d’origine alimentaire. Leur teneur peut varier du simple Γ plus du double (autour de 2% en France, prΓ¨s de 5% au Canada). Cette diffΓ©rence est Γ rapprocher du niveau de consommation en C18:1 est nettement plus Γ©levΓ©es au Canada (8,4 grammes par jour par personne) qu’en France (oΓΉ elle Γ©tait seulement de 2,8 grammes par jour et par personne en 1994). On constate le mΓͺme phΓ©nomΓ¨ne dans les pays d’Europe oΓΉ la consommation en graisse trans est Γ©lΓ©vΓ©e (Hoolande : 3,3; Grande- Bretagne : 3,0; NorvΓ¨ge : 2,9). Par contre elle est plus faible en GrΓ¨ce (0,6) et en Espagne (1.2). (19)
Il est permis de penser que la nature des isomΓ¨res de l’acide olΓ©ique provenant de la bio-hydrogΓ©nation de l’acide linolΓ©nique par Butyvibrio fibrisolvens dans la panse de la vache n’a pas tout Γ fait la mΓͺme configuration spatiale que celle rΓ©sultant de l’hydrogΓ©nation catalytique d’une huile de soja. Ce ne devrait pas Γͺtre trΓ¨s difficile, ni trΓ¨s couteux pour notre industrie laitiΓ¨re ou pour les organismes chargΓ©s de la promotion des produits laitiers de nous en apporter la preuve.
La vogue du beurre tartinable au sortir du frigo devait aussi s’appuyer sur la composition en acides gras provenant de l’herbe de printemps et d’automne, en particulier en ces CLA dont on dit le si grand bien. Ca nous changerait un peu de l’omΓ©ga-3 que veut nous vendre la pub, bientot sous forme d’huile de poisson ou de foie de requin en capsules, et Γ§a ne serait probablement pas moins efficace pour notre santΓ©, ni celle, financiΓ¨re celle-lΓ , des producteurs de lait.
RΓ©fΓ©rences bibiographiques
1) Mensik R. P. et Katan M. B. Effet of dietary trans fatty acids on high density lipoprotein cholesterol levels in healthy subjects. 1990 New-England jour med 323 : 429-445
2) Willet W., Stampfer MJ, Mason E. et al Intake of trans-fatty acids and risk of coronary disease in women. 1993 The Lancet, 341 : 581-585
3) Mary G. Enig & Sally Fallon 1998 The Oiling of America. Modern-day diets high in hydrogenated vegetable oils instead of traditional animal fats are implicated in causing a significant increase in heart disease and cancer.
Part 1 of 2: http://www.nexusmagazine.com/articles/oilingamerica.1.html
(4) Mary G. Enig & Sally Fallon 1998 The Oiling of America. Modern-day diets high in hydrogenated vegetable oils instead of traditional animal fats are implicated in causing a significant increase in heart disease and cancer.
Part 2 of 2: http://www.nexusmagazine.com/articles/oilingamerica.2.html
1) Bougnoux P, Koscielny S, Chajes V, Descamps P, Couet C, Calais G. alpha-Linolenic acid content of adipose breast tissue: a host determinant of the risk of early metastasis in breast cancer. Br J Cancer. 1994 Aug;70(2):330-4.
2) Bougnoux P, Koscielny S, Chajes V, Descamps P, Couet C, Calais G. Braden LM, Carroll KK. Dietary polyunsaturated fat in relation to mammary carcinogenesis in rats. Lipids. 1986 Apr;21(4):285-8.
3) Cave WT Jr. Dietary omega-3 polyunsaturated fats and breast cancer. Nutrition. 1996 Jan;12(1 Suppl):S39-42. Review.
4) Cave WT Jr. Omega-3 polyunsaturated fatty acids in rodent models of breast cancer. Breast Cancer Res Treat. 1997 Nov-Dec;46(2-3):239-46. Review.
5) Connolly JM, Gilhooly EM, Rose DP. Effects of reduced dietary linoleic acid intake, alone or combined with an algal source of docosahexaenoic acid, on MDA- MB-231 breast cancer cell growth and apoptosis in nude mice. Nutr Cancer. 1999;35(1):44-9.
6) Connolly JM, Gilhooly EM, Rose DP. Effects of reduced dietary linoleic acid intake on human breast cancer cell growth and metastasis in nude mice. Nutr Cancer. 1997;29(1):48-54.
7) Serraino M, Thompson LU. The effect of flaxseed supplementation on early risk markers for mammary carcinogenesis. Cancer Lett. 1991 Nov;60(2):135-42.
8) Thompson LU, Rickard SE, Orcheson LJ, Seidl MM. Flaxseed and its lignan and oil components reduce mammary tumor growth at a late stage of carcinogenesis. Carcinogenesis. 1996 Jun;17(6):1373-6.
9) Simopolous, A. P. and Jo Robinson (1999). The Omega Diet. New York, HarperCollins.
10) Duckett, S. K., D. G. Wagner, et al. (1993). “Effects of time on feed on beef nutrient composition.” J Anim Sci 71(8): 2079-88.
11) JΓ©rΓ©mie Talvas, Les CLA (Conjugated linoleic Acids), Les CLA nΒ°43, Directeur de la publication : Dr Bernard Schmidt
12) Yurawecz MP. et al., Advances in Conjugated Linoleic Acid Resarch. AOCS Press 1999 Vol.1.
13) Dhiman, T. R., G. R. Anand, et al. (1999). “Conjugated linoleic acid content of milk from cows fed different diets.” J Dairy Sci 82(10): 2146-56
14) Ip, C, J.A. Scimeca, et al. (1994) “Conjugated linoleic acid. A powerful anti-carcinogen from animal fat sources.” p. 1053. Cancer 74 (3 suppl): 1050-4.
15) Aro, A., S. Mannisto, I. Salminen, M. L. Ovaskainen, V. Kataja, and M. Uusitupa. “Inverse Association between Dietary and Serum Conjugated Linoleic Acid and Risk of Breast Cancer in Postmenopausal Women.” Nutr Cancer 38, no. 2 (2000): 151-7.
16) Mann G. V., Scaffer R. D. Anderson R. D. et Sand-Stead H. H., (1964). Cardio-vascular diseasesin teh Maasai? J. Atherosclerosis Research 4 : 289-312
17) Fuller R.. History and development of probiotics. In “Probioticqs”, ed. R. Fuller, p. 1-8, Chapman et Hall New-York
18) S. Kuzdzal-Savoie et W Kuzdzal, (1969) . Contribution Γ l’Γ©tude des acides gras diΓ¨nes du beurre, i Fette – Seiffen -Anstrichmittel 1969, 71 : 326-330
19) Nicole Combe et Al, (1998), Composition en acides gras trans du tissu adipeux d’une population franΓ§aise et origine alimentaire de ces acides gras trans. OlΓ©agineux, corps gras, Lipides, Vol 5, numΓ©ro 2, mars-avril 1998, p 142-148
π¨οΈ Print post

Leave a Reply